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Réunion avec M. Kir, Secrétaire d'Etat à la Région de Bruxelles-Capitale, chargé de la Propreté publique
28/09/05
Pourquoi un tel silence radio du côté du cabinet suite à toutes nos interpellations ?
L'explication reçue est qu'il faut attribuer ce retard non à une hostilité ou à une mauvaise volonté à l'égard de Bruxelles-Saleté, mais à une défaillance humaine au niveau du cabinet.
PLAN PROPRETE
M. Bosteels commence par nous exposer le plan propreté dans les grandes lignes, qui s'appuie sur trois axes : le renforcement du nettoiement, la sensibilisation et l'information, la répression.
Des zones prioritaires seront définies en matière de nettoiement , en collaboration avec les communes. La Région demande aux communes d'entrer dans la philosophie du plan en renforçant leur présence sur le terrain, notamment le week-end.
En matière de déjections canines, les canisites se révèlent lourds à gérer et la Région espère encourager davantage les propriétaires à ramasser les « cadeaux » de leurs toutous (comme cela se fait à Paris).
La sensibilisation consistera entre autres en actions au niveau des quartiers, en partenariat avec les écoles, les habitants, les locataires des logements sociaux...
La mise en place de déchetteries mobiles est également envisagée.
Pourquoi une telle lenteur à mettre le volet répressif en marche ?
Les autorités communales ont longtemps hésité à entrer dans une phase répressive. Il serait intéressant d'étudier les motifs de cette réticence . Il semblerait que tous les responsables communaux commencent lentement mais sûrement à envisager un changement de politique.
C'est évidemment le volet répressif dont nous attendons impatiemment la rentrée en scène. La patience sera longue, puisqu'il faudra attendre 2008 (!!!) pour voir ce volet fonctionner. Il faut mettre en place les outils juridiques dont la Région ne dispose pas aujourd'hui, modifier l'ordonnance de 1997 afin que les agents assermentés disposent du pouvoir de police.
L'Agence Bruxelles Propreté a réalisé environ 700 flagrants délits l'an dernier. Il faut médiatiser davantage ce type d'actions.
Reste à coordonner le travail des 6 zones de police, et à parvenir à un règlement plus homogène en matière de répression.
QUESTIONS
Pourquoi Bruxelles est-elle plus sale que d'autres villes européennes ? Des rencontres transfrontalières sur le sujet ont-elles lieu ?
Différences dans les spécificités et les budgets (Paris, ville de prestige, consacre un budget phénoménal à sa politique de propreté). Le budget total pour Bruxelles est de 140 millions d'euros par an.
Pourquoi la collaboration entre l'ABP et les communes laisse-t-elle à désirer ? Comment rendre les choses plus simples pour le citoyen ?
Les contrôleurs qui seront engagés en octobre 2005 prendront contact avec les services concernés pour éviter que l'on se renvoie la balle des services communaux aux services régionaux.
Ne pourrait-on envisager une action spécifique au niveau des commerçants, rues commerçantes, marchés, braderies... qui génèrent énormément de déchets ?
A l'heure actuelle, il n'existe pas d'obligation légale pour un commerçant de conclure un contrat avec l'ABP. Dans le futur, il est prévu d'imposer un contrat minimal à partir de 40 kg de déchets par semaine.
CONCLUSION
Cette réunion a permis de faire connaissance. Les collaborateurs de M. Kir proposent de nous consulter sur les spécificités de notre quartier en matière de malpropreté. Il est prévu de se revoir, à un e date qui n'a pas été fixée. Wim devrait reprendre contact avec Mme De Rycke.
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