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Entretien avec le bourgmestre,
M. Freddy Thielemans. 19/10/05
M. le bourgmestre nous accueille avec son collaborateur, M. Sanders. Sur la table se trouve le dernier exemplaire du Brusseleir, qui consacre un chapitre important à la propreté publique à Bruxelles-Ville. Le bourgmestre nous informe qu'il se sent interpellé par la saleté extrême dans certains quartiers de sa ville.
Pourquoi la mise en place du volet répressif
a-t-elle tant tardé?
Manque de personnel au parquet: La ministre de la Justice a mis les amendes administratives en place, mais le parquet freine pour les appliquer.
Pourquoi une commune comme Schaerbeek a-t-elle déjà mis en place une politique volontariste et répressive en matière de propreté ?
Certaines communes ont choisi de ne pas attendre le règlement de tutelle sur les amendes administratives.
Les plaques bleues apposées sur les lieux des dépôts clandestins ne semblent pas dissuader les pollueurs. Pire, elles encouragent certaines personnes à déposer là leurs encombrants, pensant de bonne foi que ces plaques indiquent des endroits légaux de dépôt !
Elles devraient comporter des pictogrammes plutôt que du texte.
En tant que « chef de la police », le bourgmestre ne pourrait-il donner instruction à son corps de police de s'attaquer au phénomène de la malpropreté ?
- M. Thielemans voudrait engager des auxiliaires de police, qui ont une fonction de police et peuvent verbaliser.
- Si les auxiliaires ne sont pas en nombre suffisant sur l'ensemble du territoire, on pourrait envisager des opérations ciblées, qui donnent l'impression d'une continuité (De telles opérations font chuter les chiffres de la petite criminalité).
- Les auxiliaires travailleront d'abord seuls, pour tester le système, mais ils devront probablement travailler en patrouilles par la suite.
- Les inspecteurs de la propreté n'étaient pas respectés. Il fallait qu'ils soient accompagnés par un inspecteur de police. On ne peut mobiliser les inspecteurs de police pour ces missions.
- La réforme des polices a diminué les domaines d'intervention de la police pour la spécialiser dans des matières de police au sens strict.
- Plusieurs rappels ont été adressés aux services de police pour les rendre attentifs dans le domaine de la propreté.
Poubelles publiques
Elles deviennent des mini-lieux de dépôts (petits sacs de déchets ménagers, téléviseurs etc.), sont irrégulièrement vidées, débordent le week-end.
Pour la première fois depuis des années, le contact est bon entre la commune et la Région, via le cabinet d'Emir Kir. M. Kir a promis un effort pour veiller à la planification cohérente du relevé des déchets. Les directions des services se rencontrent pour faire le relevé des tâches des uns et des autres.
Conteneurs à vêtements (OXFAM et autres), environnés de saleté.
M. Thielemans aimerait les voir quitter la voie publique pour aboutir dans des espaces privés tels que des parkings de grands magasins.
Idem bulles à verre
Il faut bien choisir les endroits où on les place.
De manière générale, M. Le bourgmestre aimerait supprimer le tri, parce que les gens manquent de place et parce que cela redonnerait de l'emploi à des personnes peu qualifiées qui seraient engagées pour trier.
Quid d'un véritable service de médiation tel qu'il existe à Jette ou à Evere ?
- Dans le cadre de l'asbl BRAVVO, on veut impliquer des jeunes dans cette tâche ainsi que dans d'autres : gardiens de parcs, animateurs, Agents de Prévention et de Sécurité, médiateurs de rue...).
- Mise en fonction prochaine d'un numéro vert, numéro unique pour la propreté. Chaque personne qui appellera sera recontactée.
- L'équipe des médiateurs actuels sera renforcée par quatre nouvelles personnes.
Utilité du Brusseleir: qui le lit? Ceux qui salissent la Ville?
Même s'il ne touche pas tout le monde, il a une petite chance d'être lu.
Quid propostion de réinstaurer le ramassage des encombrants sous forme de porte-à-porte annuel ?
Cela pourrait être envisagé dans certaines zones particulières.
Sensibilisation des commerçants dans les artères commerçantes, sur les marchés et les brocantes.
- Ce serait en principe le rôle de l'organisateur (Jean Beghin du TCM pour la rue Marie-Christine).
- Il faudrait augmenter les contrôles et les amendes par rapport aux déchets produits par les commerçants.
- Tous les marchands ont un contrat, qui les met au courant de leurs obligations.
M. Thielemans suggère de tenter de changer les mentalités par des actions citoyennes telles que la Fête des Voisins. Nous sommes convaincus du caractère très positif d'actions de ce genre, mais aussi de leur incapacité à modifier fondamentalement la situation sur le plan de la propreté.
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