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Interpellation au conseil communal du 17/11/2006
Une interview du Chef de corps de la police de Bruxelles Capitale/Ixelles, Roland Vanreusel, parue fin octobre dans « La Capitale », a donné lieu à une interpellation de Mme Marie-Paule Quix (conseillère communale sp.a-Spirit) au conseil communal du 17 novembre dernier. En l'absence de M. Vanreusel c'est le bourgmestre, M. Thielemans, qui a répondu aux questions. Voici un extrait de l'article paru dans « La Capitale » :
La Capitale : « Allez-vous, comme la police de Schaerbeek, vous investir davantage dans la lutte contre la malpropreté ? »
Van Reusel : « Mais je le fais depuis 1995, et c'est Schaerbeek qui a copié sur nous! Chaque jour, mes hommes ramassent des tonnes de crasse. Bon, Schaerbeek se vend peut-être mieux que moi... Il est vrai que je préfère mettre en avant l'arrestation des meurtriers de Joe plutôt que de parler de mes ramassages de poubelles comme le fait Schaerbeek. »
Voici un compte rendu des questions posées par Mme Marie-Paule Quix au bougmestre :
Mme Marie-Paule Quix : Dans l'interview parue dans le journal « La Capitale », le chef de corps Van Reusel prétend que les services de police de la zone Bruxelles-Capitale/Ixelles entreprennent depuis 1995 des actions relatives à la propreté publique et ramassent ainsi « des tonnes de crasse ». Le ramassage des crasses fait-il partie des tâches de la police ? M. Vanreusel s'est-il mal exprimé ?
M. Freddy Thielemans : Le Chef de corps Vanreusel s'est mal exprimé. La police ne ramasse pas les déchets. Mais la collaboration particulièrement bonne entre la police et le service de la Propreté publique explique que les limites entre les deux services soient parfois plus ténues et que le commissaire considère les employés de la Propreté comme ses hommes.
Mme Marie-Paule Quix : Pourriez-vous apporter quelques précisions concernant les actions entreprises depuis 1995 dans le cadre de la Propreté publique ? Quand ces actions ont-elle eu lieu, quel en était l'objectif, comment se sont-elle déroulées et comment le citoyen a-t-il été informé de leur résultat ? Les sanctions infligées pour atteintes à la propreté publique consistaient-elles en PV envoyés au Parquet ou en taxes administratives immédiatement perçues, comme c'est le cas à Schaerbeek (qui copie visiblement sur Bruxelles-Ville) ?
M. Freddy Thielemans : Les actions communes entreprises par les différents services ont été couronnées de succès. Au total, 1381 PV ont été dressés.
Selon un rapide calcul, cela équivaut à un PV tous les trois jours, pour un territoire de 3292 ha, où l'on trouve dans certains quartiers trois dépôts clandestins sur une distance de 300 mètres. Au cours d'une rencontre avec Bruxelles-Saleté, l'échevin de la Propreté Publique, M. Mampaka, avait parlé de deux actions entreprises en collaboration avec les services de police, au résultat fort décevant (pas le moindre pollueur pris en flagrant délit). Le bourgmestre n'a pas répondu aux questions portant sur le nombre d'actions ou sur leur communication au citoyen.
Mme Marie-Paule Quix : Les agents de police sont-ils supposés sanctionner des comportements non respectueux de la propreté publique, ou tout au moins réprimander les comportements inciviques (cannettes, papiers et autres déchets jetés dans la rue, déchets ménagers déposés dans les corbeilles publiques) ?
M. Freddy Thielemans : Cela ne fait pas partie des tâches de l'agent de police. Des agents auxiliaires vont être engagés pour assister les inspecteurs dans leur tâche.
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