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Emir Kir justifie la clef de répartition
13-07-2005 - La nouvelle clef de répartition entre les 19 communes des contrats de propreté (budget de 4,1 millions d'euros à diviser par 19), décidée par le secrétaire d'Etat Emir Kir (PS), suscite des réactions. Didier Gosuin, ex-ministre MR de la Propreté et bourgmestre d'Auderghem, accuse Emir Kir d'intégrer dans cette clef des critères socio-économiques qui n'ont rien à voir avec la propreté, dont celui du nombre de personnes émargeant au CPAS. Selon lui, ce mode de calcul est inacceptable (« les pauvres seraient plus sales que les riches ») et pénalise les communes gouvernées par le MR. Et il faut bien admettre qu'à l'exception de Forest, les communes MR stagnent ou voient leur dotation diminuer (- 17 % pour Auderghem). Didier Gosuin menace d'aller au Conseil d'Etat pour annuler la mesure.
Jusqu'à présent, la clef de répartition tenait compte de deux paramètres objectifs : la densité de population et le nombre de km de voiries. La nouvelle clef ajoute deux critères objectifs : l'emploi et le chiffre population. Chaque commune totalise dès lors en fonction de ces quatre critères des points valant 1.000 euros. Ceux-ci sont ensuite pondérés par les facteurs socio-économiques traduisant le degré de pauvreté des habitants. Cette pondération, et c'est là le côté subjectif de la réforme, varie de 60 % pour les communes riches à 150 % pour des communes pauvres. Exemples : Uccle, selon les quatre critères de base, obtient 296 points. Qui se réduisent à 177 (ou 177.000 euros) après la pondération. Par contre, Saint-Josse qui totalise 164 points, se voit gratifier de 246.000 euros (246 points) après pondération.
Jean Demannez (Saint-Josse), mayeur de la commune la plus pauvre du pays, approuve la réforme : Il n'est pas question de dire que « les pauvres sont plus sales ». Il n'y a évidemment pas de lien direct entre la pauvreté et la saleté. Mais il faut admettre que les problèmes de propreté sont plus importants dans certains quartiers que d'autres.
Quant à Emir Kir, il estime que l'ancienne clef était insuffisante : Je prends le cas de Bruxelles-Ville qui était incroyablement mal dotée dans le système précédent. Il faut concentrer les moyens là où les problèmes se posent. Les populations à bas revenus achètent des produits qui ne durent pas. Et elles vivent dans de petits logements. A propos de critères objectifs, je tiens à signaler que la forêt de Soignes n'était pas prise en compte pour le calcul d'Auderghem, parce que cela aurait fait chuter le chiffre de densité de population. Vous trouvez cela objectif ?
Ce à quoi Didier Gosuin répond : la forêt de Soignes est régionale et il n'y a pas un mètre de voirie communale. Ambiance
François Robert, Le Soir
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