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artikel in "La Tribune de Bruxelles"
Sept 2006 La Ville de Bruxelles accueille chaque jour un nombre important de navetteurs, de touristes ou de visiteurs. La population habitant à Bruxelles-Ville est aussi en constante augmentation depuis 5 ans, tout comme le nombre d’événements organisés sur son territoire.
La propreté reste un défi permanent qui contribue à l’image de la ville de Bruxelles. Malgré des progrès évidents, l’incivisme règne toujours et les dépôts clandestins ou sauvages sont légions. L’échevin Bertin Mampaka vient de tirer le bilan sur sa politique en matière de propreté publique, où il fut parfois bien seul dans le collège bruxellois, au sein duquel certains, forts critiques aujourd’hui, ne se sont pas privés de lui mettre des bâtons dans les roues, notamment en rabotant des articles du budget (la lutte antitags est ainsi passée de 61 000 à 1000€ !).
Dialogue renoué
Bertin Mampaka a calqué son action sur deux axes : établir une bonne collaboration avec la Région en renouant un dialogue qui avait été rompu (le courant entre Kir et Mampaka passe bien, ce qui y a largement contribué).
Il en est, ainsi, sorti une convention permettant à la Ville d’obtenir 400 000 € de subsides en 2005 et 582 000 € en 2006 pour améliorer la propreté des rues de Bruxelles.
Le deuxième axe fut un travail au niveau de la Ville elle-même en redéfinissant le travail fait par les équipes propreté, ainsi que le matériel utilisé, en informant et sensibilisant les habitants et, enfin, en réprimant les pollueurs.
Après une longue période de réduction des effectifs dans les années 90, le personnel ouvrier a ainsi doublé entre 2000 et 2006, passant de 124 à 245 personnes.
Réorganisation décentralisée
La Ville est divisée en 13 sections géographiques pour l’organisation du nettoyage. Elle peut compter sur des équipes mobiles spécialisées dans l’enlèvement de dépôts clandestins dans les 24 heures. A cela s’est ajouté l’achat de nouveaux équipements de nettoyage, plus rapides et plus efficaces parmi lesquels un camion compresseur, une grande laveuse à haute pression, des balayeuses de taille adaptée et des “motocrottes”. Ces acquisitions sont venues compléter les 47 engins spécialisés dont la Ville disposait déjà pour le nettoyage des rues (pick-up, camions grappin, compacteurs, extracteurs, balayeuses de trottoir,…).
Il faut également noter le placement de 350 poubelles en 2 ans.
Enfin, un programme d’installation de canisites permet d’apporter une première réponse au problème de la prolifération des déjections canines sur les trottoirs.
Partenariat public-privé
La mécanisation du balayage et du nettoyage des rues a également été renforcée par le recours à une société privée qui fournit des balayeuses mécaniques et leurs chauffeurs, ce qui permet d’assurer un nettoyage des rues le week-end et une réelle continuité du service en cas d’absence ou de maladie d’un chauffeur de la Ville.
Abandonnées par la majorité précédente, les campagnes de récolte des déchets encombrants ont été relancées dès 2001 par la majorité actuelle. Chaque habitant a ainsi l’occasion de déposer gratuitement 2 m³ d’encombrants dans son quartier, et ce deux fois par an, en plus, bien sûr, des dépôts qu’il peut déjà effectuer toute l’année à la déchetterie régionale ou faire enlever à son domicile par Bruxelles-Propreté, sur simple appel téléphonique.
0800 pour dépôt clandestin
Malgré le succès des campagnes de récolte des encombrants, il y a toujours de nombreuses personnes sans scrupule qui effectuent des dépôts clandestins partout dans la ville. Les habitants peuvent dorénavant signaler tout dépôt clandestin via un numéro d’appel gratuit, le 0800 901 07. Ces dépôts sont enlevés par une des trois équipes mobiles spécialisées : plus de 10 tonnes sont ainsi récoltées chaque jour.
Un autre grand chantier, permanent celui là, est celui de la sensibilisation des habitants et visiteurs pour changer les comportements actuels. Ainsi, plusieurs initiatives ont été menées : guide complet de la propreté, kit pour les nouveaux habitants, affichette “11 gestes à faire et à ne pas faire”, réalisation d’animations sous la forme de théâtre de rue et subsidiation de 30 projets de sensibilisation à la propreté proposés et réalisés par les écoles, associations et comités de quartier.
Enfin, un nouveau Règlement général de police a été adopté début 2006. Il permet à la police d’appliquer la réglementation sur les amendes administratives, notamment en matière de malpropreté. Bertin Mampaka souhaiterait aussi que certains agents assermentés du service propreté puissent faire appliquer les amendes administratives. “Cela permettrait d’augmenter rapidement l’effet de dissuasion pour tous les pollueurs de la ville”. Il en fait même une priorité et une exigence pour la prochaine législature.
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